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Vecchio 09-01-09, 21:08   #1 (permalink)
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A présent, nous sommes tous des keynésiens

Lorsque Barack Obama entrera à la Maison Blanche, il proposera un gigantesque plan de relance budgétaire.
De nombreux gouvernements mettent sur pied des plans semblables.
Même l’Allemagne, à son corps défendant, est obligée de se joindre au mouvement.
Le spectre de John Maynard Keynes, le père de la macroéconomie, est revenu nous hanter, accompagné de celui de son disciple le plus intéressant, Hyman Minsky. Tout le monde sait à présent ce qu’est le " moment Minsky " – le moment où une bulle financière éclate et génère la panique.
Comme tous les prophètes, Keynes a laissé des enseignements ambigus à ses disciples.
Rares sont ceux qui croient encore aux ajustements budgétaires défendus par ses épigones dans les décennies qui suivirent la seconde guerre mondiale. Mais plus personne ne croit non plus aux vertus des politiques monétaristes défendues par son célèbre adversaire intellectuel, Milton Friedman. Aujourd’hui, presque soixante-trois ans après la mort de Keynes, et alors que nous sommes entrés dans une nouvelle période de crise financière qui risque d’entraîner un ralentissement général de l’économie, il nous est plus facile de déterminer ce qui reste valable dans ses enseignements.
J’y vois trois grandes leçons.
La première, qui fut développée par Minsky, est que nous ne devrions pas prendre au sérieux les prétentions des financiers. " Un banquier sain n’est pas, hélas, celui qui anticipe le danger et l’évite, mais celui qui, lorsqu’il est ruiné, est ruiné de façon orthodoxe et traditionnelle, avec tous ses collègues, de sorte que personne ne peut vraiment lui en vouloir." On voit donc à quel point la notion de "marchés efficaces" lui était étrangère.
La deuxième leçon est que l’on ne peut analyser l’économie de la même manière qu’une entreprise individuelle. Pour une entreprise, il est logique de chercher à réduire les coûts. Si le monde essayait de faire la même chose, il n’aboutirait qu’à faire diminuer la demande.
Un individu peut très bien ne pas dépenser la totalité de ses revenus, alors que le monde doit tout dépenser.
La troisième leçon, et la plus importante, est que l’on ne doit pas aborder l’économie comme un conte moral. Dans les années 1930, deux visions idéologiques s’affrontaient : la vision autrichienne et la vision socialiste. Les Autrichiens – Ludwig von Mises et Friedrich von Hayek – soutenaient qu’il était nécessaire de purger les excès des années 1920. Les socialistes, eux, affirmaient que le capitalisme avait failli et qu’il devait tout bonnement être remplacé par le socialisme. Ces points de vue étaient enracinés dans deux religions séculières inconciliables: la première estimait que le comportement individuel égoïste garantissait la stabilité de l’ordre économique; la seconde, que ce comportement ne pouvait mener qu’à l’exploitation, l’instabilité et la crise.
Le génie – très britannique – de Keynes fut d’insister sur le fait que nous ne devions pas appréhender un système économique selon une lecture morale, mais comme un défi technique.
Il souhaitait préserver la plus grande liberté possible, tout en admettant qu’un minimum d’Etat était nécessaire dans une société démocratique dotée d’une économie industrielle. Il souhaitait préserver l’économie de marché, sans pour autant croire que le laisser-faire est la clé du meilleur des mondes possibles.
Or voilà que ce même débat moraliste revient une nouvelle fois à l’ordre du jour. Les "liquidationnistes" contemporains affirment qu’un effondrement généralisé permettrait l’émergence d’une économie purifiée.
Leurs adversaires de gauche rétorquent que l’ère des marchés est révolue. Moi-même je souhaite que les alchimistes financiers qui prétendaient que toujours plus de dettes permet de transformer le plomb économique en or soient châtiés.
Et pourtant Keynes aurait à coup sûr estimé que de telles approches étaient stupides. Car si les marchés ne sont pas infaillibles, on ne peut pas non plus s’en passer. Ils constituent en réalité les fondements d’une économie productive et de la liberté individuelle. Mais ils peuvent également se fourvoyer gravement et doivent donc être gérés avec précaution.
L’élection de M. Obama reflète sans aucun doute le souhait d’un tel pragmatisme. La tâche de la nouvelle administration sera d’accompagner de la crise économique mondiale à laquelle nous sommes aujourd’hui tous confrontés.
La priorité absolue est de rétablir la bonne santé de l’économie mondiale.
Le défi à court terme est, comme l’aurait recommandé Keynes, de soutenir la demande globale. Mais le financement direct des emprunteurs par les banques centrales sera tout aussi important. Il est évident que la plus grosse partie du fardeau incombera aux Etats-Unis, notamment parce que les Européens, les Japonais et même les Chinois sont trop inertes, trop complaisants, ou trop faibles. Vu la correction en cours des dépenses des ménages dans les pays déficitaires, cette période de fortes dépenses publiques va, hélas, probablement se prolonger plusieurs années. Dans le même temps, il faut déployer un gros effort pour purger les comptes des ménages ainsi que le système financier. Un échange dettes contre actions sera sûrement nécessaire.
Le défi à plus long terme consistera à rééquilibrer la demande mondiale. On ne peut attendre des pays déficitaires qu’ils dépensent sans compter jusqu’à la faillite, pendant que les pays excédentaires continuent à qualifier de débauche les dépenses dont profitent largement leurs exportateurs. C’est là l’axe central des efforts qui doivent être entrepris pour reconstruire l’ordre économique mondial, objectif sur lequel la nouvelle administration américaine doit se concentrer. C’est un objectif de cet ordre qu’avait en tête Keynes luimême lorsqu’il exposa en 1944, lors de la conférence de Bretton Woods, ses idées sur le système monétaire de l’après-guerre.
Non moins pragmatiques doivent être les efforts visant à édifier un nouveau système de régulation financière mondial, et à définir une politique monétaire qui empêche la formation de booms du crédit et de bulles boursières.
Comme l’a clairement montré Minsky, il n’existe pas de réponse valable de façon permanente.
Mais reconnaître la fragilité systémique d’un système financier complexe serait déjà un bon départ.
Comme dans les années 1930, nous sommes placés devant un choix: soit nous décidons de relever ces défis de façon collective et pragmatique, soit nous chaussons des œillères idéologiques et cédons à l’égoïsme. L’objectif, lui, est clair : préserver une économie ouverte et stable (au moins raisonnablement) qui offre des opportunités à la plus grande partie de l’humanité. Notre bilan en la matière depuis quelques années n’est malheureusement pas brillant. Nous devons faire mieux. Et nous pouvons y parvenir à condition d’aborder cette tâche dans un esprit d’humilité et de pragmatisme débarrassé de tout a priori idéologique.
Comme aurait pu le dire Oscar Wilde, en économie, la vérité est rarement pure et jamais simple. C’est pour moi la principale leçon de cette crise. C’est aussi celle que Keynes lui-même ne cesse de nous rappeler.

Cette chronique de Martin Wolf, éditorialiste économique, est publiée en partenariat exclusif avec le " Financial Times ". © FT. Traduit de l’anglais

Le Monde, Dossier Economie, Mardi 6 janvier 2009
San Siro non  è collegato   Rispondi citando
Vecchio 14-01-09, 11:20   #2 (permalink)
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A présent, nous sommes tous des keynésiens

C'est tout bien vrai, mon ami.

In effetti, guardando superficialmente gli avvenimenti, sembrerebbe che il socialismo abbia vinto e la libera economia di mercato perso.

Non è così. La politica ha semplicemente fagocitato, come storicamente sempre tenta di fare, i fattori economici. Dimenticando - e facendo dimenticare - che le maggiori responsabilità sono sue, con il mancato controllo istituzionale se non addirittura la connivenza coi pirati finanziari.

Alla fine, lo si sa già perfettamente, avremo perso tutti. Tutti quanti.
Anche se per chi si nutre regolarmente di falsi sogni è difficile da comprendere.
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Vecchio 14-01-09, 11:23   #3 (permalink)
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C'est tout bien vrai, mon ami.
Smaltita la tua delusione per l'andazzo del forum?

Bentornato
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Vecchio 14-01-09, 11:28   #4 (permalink)
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Smaltita la tua delusione per l'andazzo del forum?

Bentornato
Mah, non ho letto molto, ma certi volgari insulti all'amico Ramirez mi danno già un polso del forum molto lontano sia dalla macroeconomia che dall'interscambio rispettoso di opinioni come dovrebbe essere.

Vedremo, comunque ringrazio del bentornato.
microalfa non  è collegato   Rispondi citando
Vecchio 14-01-09, 11:42   #5 (permalink)
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Mah, non ho letto molto, ma certi volgari insulti all'amico Ramirez mi danno già un polso del forum molto lontano sia dalla macroeconomia che dall'interscambio rispettoso di opinioni come dovrebbe essere.

Vedremo, comunque ringrazio del bentornato.
Ramirez ringrazia e guarda avanti.
Ssssso ragazzi...
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Vecchio 14-01-09, 12:04   #6 (permalink)
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Il forum rispecchia semplicemente l'Italia.
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Vecchio 14-01-09, 12:08   #7 (permalink)
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Insomma, non abbiamo speranza.
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Vecchio 14-01-09, 12:14   #8 (permalink)
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Insomma, non abbiamo speranza.
A proposito di morali et insulti
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Vecchio 15-01-09, 13:36   #9 (permalink)
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Tanto per confrontare un differente punto di vista,
un interessante articolo che già nel titolo "La peste keynesiana"
costituisce un giudizio:

Il trionfo keynesiano e' dovuto all’ignoranza delle virtù del mercato

di Jacques Garello


Non ne morirono tutti, ma tutti ne furono colpiti”. La peste keynesiana invade gli spiriti e io mi trovo quotidianamente dinanzi a persone che presentano tutti i sintomi della malattia. Fortunatamente sono vaccinato e non ho bisogno di richiami.

I sintomi sono chiari. Prendete un buon liberale, perfino un ultrà del liberalismo, che ha sempre professato la propria preferenza per la libera impresa e il libero scambio. Parlate con lui della “crisi”.
Converrà perfettamente sull’idea che essa è dovuta agli errori, o meglio alle malversazioni, operati dai responsabili della politica monetaria e finanziaria. Vi seguirà quando ricorderete che i subprime hanno avuto origine da organismi pubblici che distribuivano, su ordine del governo americano, crediti ipotecari immobiliari a persone che non erano nelle condizioni di rimborsarli.
Ammetterà che il lassismo monetario della Federal Reserve ha diluito la responsabilità di quanti operano nella finanza. Se ha qualche conoscenza tecnica, sarà d’accordo sul fatto che la finanza è sovraregolamentata, con regole stupide come quelle di Basilea 2.
Enfatizzerà forse il suo scetticismo dinanzi ai “fondi sovrani” e altri marchingegni dirigisti immaginati dagli uomini politici.

Ma alla fine vi sorprenderà affermando, con un qualche turbamento nella voce, che nel momento in cui la crisi c’è bisogna pur ricorrere ad un intervento delle finanze pubbliche. Bisogna salvare le banche dal fallimento, iniettando a tale scopo le liquidità monetarie necessarie, e per fare questo le banche centrali devono abbassare i tassi di interesse e gonfiare la massa monetaria.

Ecco l’ictus, ecco i bulloni saltati.
Persone fino a quel momento sane di spirito, che hanno sempre aderito ai principi dell’economia dell’offerta, vengono ad ingrandire il campo dei keynesiani che professano i principi avversi dell’economia della domanda. Fautori della libertà economica e nemici dello Stato in tempi ordinari, nel momento della crisi diventano sostenitori dell’intervento statale e di una sorta di “libertà vigilata”.

Il mondo occidentale è stato colpito da una tale epidemia negli anni Trenta. La tesi di Keynes arrivava al momento giusto, per spiegare come da una parte la crisi era quella del capitalismo creatore di disoccupazione (quando invece era stata una crisi di dirigismo) e dall’altra parte che si poteva preservare qualche principio del capitalismo (come la proprietà privata del capitale) a condizione di condurre una politica di pieno impiego e di rilancio della domanda globale.
Agli spiriti deboli il keynesismo appariva come il modo per salvare il capitalismo riducendo la libertà economica e puntando sull’intervento pubblico.

Eccoci nella stessa situazione. Per evitare una “crisi di sistema” (e cioè per evitare che il sistema capitalista sia distrutto da personaggi come Hugo Chavez e Olivier Besancenot) i malati contaminati applaudono ai piani di rilancio la cui immaginazione è senza fine, poiché si tratta di annunciare miliardi di aiuti, proprio mentre gli Stati sono in condizioni fallimentari.

La malattia riguarda tutte le fasce della popolazione.
Ho apprezzato questo titolo apparso sui giornali: “I liberali dell’UMP si rallegrano dell’intervento crescente dello Stato”. Anche tra alcune persone che pure in precedenza passavano per intellettuali liberali ci si orienta, con la morte nel cuore, ad augurare l’inondazione monetaria al fine di evitare il fallimento delle banche. Dal momento che la crisi minaccia pure migliaia di imprese, si dà il proprio sostegno alla concessione di prestiti ingiustificati per salvare l’occupazione.
Al momento, la sola preoccupazione keynesiana che non è stata ancora riproposta è il protezionismo puro e duro: fino ad ora la globalizzazione è stata salvata, nonostante i fondi sovrani abbiano un enorme successo.

Credo che il trionfo keynesiano sia dovuto all’ignoranza delle virtù del mercato: poiché nel mercato c’è il vero ed unico modo di uscire dalla crisi senza ricorrere allo Stato.
Si vogliono salvare i posti di lavoro? Gli impieghi non esistono e non durano se non sono al servizio della popolazione, adattandosi quantitativamente e qualitativamente a ciò che vogliono i clienti.

Sopprimere impieghi non è un dramma quando altri e nuovi posti di lavoro vedono la luce. L’economia dell’offerta ci ricorda che il livello dell’occupazione dipende dalla libertà economica riconosciuta agli imprenditori, ai lavoratori e ai risparmiatori. Rilanciare l’economia significa mettere fine ai privilegi di cui beneficiano i parassiti.
Un grande piano di rilancio consiste dunque nel liberare la creatività e restituire ai francesi il denaro che è stato loro ingiustamente confiscato da uno Stato rapace e una previdenza pubblica vicina al collasso.
Ma chi ne ha il coraggio?

È più facile invocare l’alibi dei fallimenti bancari e delle imprese quotate. Ancora una volta, il mercato è la soluzione: quando i prezzi degli asset calano, o addirittura si fanno negativi, vi sono occasioni di acquisto da parte di altri, o possibilità di aumenti di capitale, così che gli investitori valutino la differenza tra costi e benefici. Ci saranno sicuramente dei terremoti, ma inferiori a quelli conseguenti a un finanziamento pubblico.

Bisogna tornare a Bastiat: ciò che si vede è “il salvataggio” delle banche, e ciò che non si vede è il costo dell’operazione. Il costo è l’inflazione, che a sua volta produce disoccupazione; il costo è il debito pubblico, che a sua volta genera ulteriori prelievi obbligatori (e fin da oggi, a causa degli interessi sul debito).
Ciò che i malati del keynesismo dimenticano, o ignorano, è che l’economia è distrutta da interventi che privano il mercato della sua virtù essenziale: ripartire le risorse rare in funzione dei bisogni reali della comunità, grazie a un sistema di prezzi sorti all’interno di un contesto concorrenziale. Dopo aver fatto pulizia del mercato, si chiama Keynes quale salvatore!
È giunto il momento di comprendere in profondità il funzionamento dei mercati. È la migliore prevenzione contro questa terribile epidemia.

Da libres.org, 1 dicembre 2008
microalfa non  è collegato   Rispondi citando
Vecchio 15-01-09, 13:43   #10 (permalink)
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Ciao Micro.

Divertente l'articolo ma mi pare più il gioco dello Struzzo, ignorare tutti i mali che il laissez faire (proprio il caso di rispolverare questo vecchio termine) ha provocato nell'ultimo decennio e più.
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